Sightsize chez les vieux maitres

November 29, 2015

 

Je peins mes portraits en utilisant la méthode dite sightsize suivant laquelle l’artiste juxtapose son image et le sujet. Grâce à cette méthode je suis capable de voir et de comparer les deux facilement et donc de peindre d’une façon plus précise et efficace. Voici quelques photos de vieux maîtres se servant justement de cette méthode. A gauche, une photo de l’artiste britannique, Sir Gerald Kelly (1879 -1972) peignant les portrait d’Edith Hulton. Kelly a placé son modèle assis sur un piédestal à fin que sa tête soit au niveau de la sienne et qu’il puisse prendre du recul pour voir son travail et le modèle ensemble. Comme le montre Kelly, le procédé est tout à fait approprié pour produire une ressemblance exacte.

 

La photo (droite) nous montre Sargent taillant le double portrait de Madame Fiske-Warren et sa fille. Sargent travaille dans la salle gothique à Fenway Court ou il a placé un rideau sur un grand vitrail rond pour bloquer la lumière directe du soleil qui lui devait être assez distrayante. Sargent ne place pas son chevalet tout à fait à côté des modèles. Par contre, il place ses modèles sur un piédestal comme Kelly.

Il y a quelques semaines j’ai parlé d’un vieux film sur Youtube montrant László peignant le portrait d’un mannequin de mode. Dans la vidéo et sur cette photo, László semble préférer peindre sur une toile déjà encadré

L’américain Leopold Seyffert (1887 – 1956) a eu une belle carrière de portraitiste auprès de riches banquiers. Il a également peint Helen Wills, la joueuse de tennis renommée, (voir photo ci-dessus). Ici encore on retrouve un piédestal pour le modèle. Seyffert est debout à côté du modèle et du chevalet, mais la position du modèle dans le portrait lui-même (ci-dessus) et le manque de détails superflus dans le travail impliquent que l’artisite se tenait sans doute bien plus loin du modèle que le suggère ce cliché.

 

Henrietta Rae était une artiste britannique de l’époque victorienne spécialisée dans les scènes classiques, allégoriques et littéraires. Ici, elle termine le portrait du marquis de Dufferin. Rae, comme la plupart des autres artistes dans cette série, place son modèle sur un piédestal. On peut remarquer qu’elle a peint Dufferin assis mais se tenant légèrement plus droit qu’en actualité – sans doute le modèle s’était tassé un peu.

Ci-dessus, Cesare Tallone un artiste italien qui a étudié à l’académie des beaux-arts de Brera à Milan. Tallone a produit le portrait de l’escrimeur en utilisant la méthode sightsize mais en modèle réduit. L’artiste arrive à peindre un portrait plus petit que nature en rapprochant le chevalet vers lui-même… ensuite il n’a qu’à copier sur la toile ce qu’il voit à côté de son chevalet. Encore une fois nous voyons le modèle debout sur un piédestal.

Ci-dessus est une photo de Carolus Duran portraiturant le roi de Siam. Carolus Duran est connu pour avoir mis établi un atelier à Paris où il a enseigné Sargent entre autres. Dans la photo on le voit peindre le roi légèrement plus petit que grandeur nature ce qu’il fait en rapprochant vers lui-même son chevalet (comme Tallone ci-dessus). Encore une fois nous avons un piédestal, et, comme Laszlo, Duran semble favoriser une toile déjà encadrée.

 Voici Repin commençant son portrait de l’historien russe Nikolai Kareev. Il a bien placé la toile à côté du modèle, mais pas tout à fait au même niveau. L’éclairage vient d’en haut. Kareev est assis sur un haut piédestal et Repin prépare ses couleurs sur une petite table à environ deux mètres de la toile.

Pour la majorité de ces photos je remercie Darren Roussar qui a le site Sightsize.com.

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